Allergiques, faites du sport !

Publié le 09/07/2015


Les résultats de l’étude Ifop/Fondation Stallergenes dévoilent comment les enfants atteints d’allergies respiratoires allient leur pratique sportive et leur maladie.


Découvrir Retrouvez l’interview du Dr Bertrand Delaisi sur Acteurs de Santé
sport allergie video delaisie bertrand interview


Choix et fréquence du sport, contraintes, facteurs environnementaux, attention des parents, conseils d’expert… Pour le Dr Bertrand Delaisi, pneumo-pédiatre, allergologue au Centre de Pneumologie de l’enfant à Boulogne-Billancourt, « l’activité sportive est bénéfique pour chaque enfant, même allergique, tant pour son développement global que ventilatoire ou son équilibre psychologique ».



88% des enfants allergiques pratiquent une activité sportive…

« Un enfant allergique doit pratiquer un sport, tout comme il doit pouvoir mener une vie normale sans être marginalisé. C’est un message fort : pas ou peu de restrictions ! », affirme le Dr Bertrand Delaisi. 88% de ces enfants pratiquent une activité sportive dont 44% régulièrement. « Nous, médecins, devons nous adapter à la situation de l’enfant pour lui permettre de s’adonner à l’activité sportive qu’il aime. Nous disposons de toutes les solutions préventives et de tout l’arsenal thérapeutique pour nous adapter au profil de chaque enfant », déclare-t-il. A l’école, le sport est également préconisé pour les enfants allergiques : « il favorise le développement physique, l’autonomie, la sociabilité et la confiance en soi de l’enfant et joue un rôle éducatif pour les autres élèves », ponctue le Dr Sibylle AJAVON, médecin de l’Education Nationale. …

même si 67% ressentent une gêne

« Les enfants souffrant d’allergies respiratoires peuvent être gênés au cours de leur séance de sport », indique le Dr Bertrand Delaisi. En effet, près des 2/3 des parents d’enfants souffrant d’allergies respiratoires déclarent que leurs enfants subissent des gênes dans le cadre de leurs activités sportives. Cette gêne s’explique par deux mécanismes liés à la bonne fonction ventilatoire que nécessite toute activité sportive : « Premier mécanisme : l’enfant peut être gêné en cas de rhinite allergique obstruant les voies aériennes supérieures. Le second et le plus important est celui de l’asthme associé à la maladie allergique », explique le Dr Bertrand Delaisi. Cette gêne influe sur le choix du sport et sa fréquence : les parents le reconnaissent respectivement à 61% et 60%.

Des activités physiques praticables par les enfants allergiques si elles sont bien aménagées

« Le meilleur sport pour un enfant est celui qu’il aime et qu’il a envie de pratiquer ! Il existe très peu de restrictions », insiste le Dr Bertrand Delaisi. En s’adaptant au niveau physique de chacun, très peu d’activités sont en réalité déconseillées. Certains sports nécessitent cependant de prendre des précautions : « Les sports qui posent problème sont pour l'essentiel les sports d'endurance avec hyperventilation prolongée type athlétisme, football, rugby…. Ces sports augmentent le risque de symptômes d'asthme ou d'allergie mais d'un autre côté font travailler beaucoup les capacités respiratoires, ce qui est intéressant. Tous les autres sports peuvent très facilement être conseillés. Une appréciation au cas par cas reste donc souhaitable », précise le pneumologue.

Implication parentale : la clé pour une pratique sportive en toute sécurité Les parents

s’investissent dans la pratique sportive de leur enfant atteint d’allergies respiratoires à travers de multiples précautions : 84% le font s’hydrater avant, pendant et après l’effort ; 74% tiennent compte des changements brusques de température ; 68% considèrent la pollution ; 59% se réfèrent au calendrier pollinique. Enfin, 70% des parents font prendre à leur enfant un traitement préventif avant le sport et 41 % lui font faire un échauffement spécifique pour adapter son souffle.

Source : Etude Ifop/Fondation Stallergènes réalisée en mai 2015 auprès d’un échantillon de 310 parents d’enfants souffrant d’allergies respiratoires, extrait d’un échantillon de 2002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 à 60 ans.



    => Télécharger le communiqué de Presse de la Fondation Stallergenes   (297ko)



Nutri-Site