L’excès de sport use l’organisme

Publié le 16/12/2008


Un minimum d’exercice physique est bénéfique à l’organisme, c’est même indispensable, mais trop c’est trop ! La plupart des sportifs dont nous admirons les exploits s’exposent à une usure prématurée. Et les athlètes femmes risquent d’en souffrir encore plus.

Le Dr Kathe A. Gabel, de l’université de l’Idaho aux Etats-Unis, vient de faire la synthèse de plusieurs études sur la question. Certaines sportives de haut niveau consomment jusqu’à 30 % moins de calories que nécessaire, et l’on retrouve souvent chez elles la «triade» connue des médecins du sport : alimentation inadéquate, aménorrhée (absence de règles) et ostéoporose (faible densité osseuse).

L’aménorrhée touche entre 6 % et 79 % des athlètes femmes, selon le sport choisi et l’intensité de l’entraînement. Parmi ses causes, on relève la recherche de la minceur, le déficit en énergie, le stress et les émotions fortes.
C’est pourquoi le Dr Gabel recommande un suivi intégré incluant médecin, kiné, coach et psychologue. Sans oublier, bien sûr, le nutritionniste, pour apprendre avant tout aux jeunes filles à adopter une alimentation de haute qualité au jour le jour. Les radicaux libres qui agressent les tissus étant produits en grande quantité chez les sportifs, l’alimentation doit aussi être anti-inflammatoire : à cet égard, une autre étude vient de montrer que les jus de fruits rouges diminuent les douleurs musculaires. Ces jus ont deux points forts : ils sont antioxydants (donc atténuent les effets des radicaux libres) et peu chargés en sucre.


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