Régime sans gluten : stop aux idées reçues

Publié le 09/11/2016


Le régime sans gluten est une obligation très contraignante pour les patients atteints de maladie coeliaque ou intolérance au gluten. Pourtant nombreux sont celles et ceux qui, sans maladie coeliaque, suppriment volontairement le gluten présent dans la plupart des céréales (blé, orge, avoine…).

Incontestablement, la mode du régime sans gluten prend de l’ampleur. Il suffit de constater le nombre de produits vendus dans le commerce portant l’appellation « sans gluten ».
Une étude américaine menée auprès de 1 500 personnes s’est attelée à comprendre les motivations d’un tel comportement. A la question « Pourquoi consommez-vous ces produits ? », dans 35% des cas les sondés répondaient « sans raison ». A 26%, ils expliquaient que c’était « plus sain » et à 19% pour des « raisons de santé digestive ». En fait, ils n’étaient que 8% à assurer qu’ils étaient « intolérants au gluten ».
Autre donnée alarmante, nombre de parents imposaient ce régime à leurs enfants pour prévenir une éventuelle maladie coeliaque.


Qu’en est-il dans les faits ?


  • L’alimentation sans gluten ne supprime pas le risque de maladie coeliaque mais empêche d’en faire le diagnostic. Dans ce cas, la maladie peut progresser à bas bruit et endommager le système digestif. De plus cela pourrait entraîner de graves carences nutritionnelles chez les petits.

  • Manger sans gluten n’est absolument pas une garantie de meilleure santé. Les personnes le font sans avis médical et n’équilibrent généralement pas leur repas. Une étude a montré que les produits packagés « sans gluten » présentaient des taux plus élevés de matières grasses et de glucides que leurs variantes « classiques ».

  • Globalement la compilation de toutes les études sur le sujet montre qu’en dehors de la maladie coeliaque, le gluten n’est pas « toxique ». Les scientifiques se demandent même si chez l’enfant l’alimentation sans gluten ne présenterait pas plus de risques que de bénéfices…

Source : CERIN (Nutrinews - Novembre 2016)

Reilly NR Pediatr 2016 ; 175 : 206–210


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